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25 septembre 2020

OCTOBRE 2020

Une de mes images s’est glissée parmi celles d’autres artistes invités par Jean-François Flamey, dont l’exposition « Attendre la nuit » se tient du 10 au 30 octobre au Centre Culturel de Ciney.

« Ma démarche photographique tient d’une tentative de déconstruction des évidences et d’élaboration d’une série sans fin de non-dits. Instants fantasmés, messages incomplets et brouillés se manifestent ainsi dans mes images comme dans nos rêves ou nos états hypnagogiques.
Dans un besoin d’amener le spectateur à ‘ressentir’ ma photographie avant de la ’comprendre’ , je pars du principe que si mon œil n’est pas troublé, celui du regardeur ne pourra pas l’être. Pour ce faire, les moments de faible luminosité et la nuit me plongent dans des contextes favorables pour éprouver en amont ce que je cherche à exprimer en aval. Mon désir clairement affiché est de pousser le spectateur à construire sa propre vérité à partir de son propre imaginaire. Comme l’écrivait Blaise Pascal, ‘’L’imagination décide de tout’’. »

Jean-François Flamey

Sur le mur collectif: David Ameye, Julie Calbert, Johan ‘Mydatah’ Flamey, Laurent Henrion, Mélanie Patris, Boris Spiers

SEPTEMBRE 2020

Du 24 septembre au 18 octobre 2020, les Abattoirs de Bomel accueillent l’exposition « Libres contours, aspects du territoire ». Invitée par le collectif Aspëkt, j’ai eu le plaisir de co-construire et de contribuer à ce nuage d’images. 

 

« Malgré son apparente étroitesse à l’échelle locale ou nationale, la question du territoire est pourtant une vaste et complexe question. Territoire de provenance ou d’appartenance — à l’image des photographes ici invités, moins parce qu’ils sont issus d’une région que parce qu’ils y sont actifs —, territoire de partance, de transit ou de transhumance, territoire intime, imaginaire ou symbolique, politique ou artistique… À chacun le sien, mais sans qu’aucune frontière soit établie de manière inamovible, ni même visible, et encore moins imperméable.
Terre de photographes — la complexité du territoire y est sûrement, précisément, pour quelque chose ! —, le cœur de la Wallonie ne regorge pas moins qu’un autre de talents émergents, d’artistes en devenir, d’approches innovantes et questionnantes. Les artistes réunis ici convergent autour d’une série de délimitations et de problématiques vagues mais essentielles : l’environnement et le rapport à l’autre ; l’errance, l’appropriation ou le déracinement ; le besoin d’intervention ou de contemplation ; la participation dans l’espace public ou le repli dans l’intimité… histoire, toujours réécrite, de la rencontre d’un contexte donné et d’un œil critique, attentif, créatif.
Chacun des territoires que ces regards photographiques parcourent, interrogent ou délimitent, témoigne de la richesse d’une génération et, focalisée ou non sur la situation à Bomel du Centre culturel qui héberge la proposition, de son besoin d’ancrage autant que de lien, de son aspiration à l’implication autant qu’à la liberté.
En outre, le thème de l’exposition se prêtera à la mise en résidence d’un jeune artiste photographe au départ de la zone des Abattoirs de Bomel, et à la transcription d’une expérience plus ou moins « immersive » à travers la diversité des quartiers qui composent l’agglomération namuroise : expérimentation libre, rencontre des quartiers et de leurs habitants, découverte d’un environnement, en amont et sur le pourtour du projet d’exposition lui-même… »

 

Emmanuel d’Autreppe, commissaire d’exposition.

Pour en savoir plus , c’est par ici!
(photos: Jean-François Flamey)

MARS 2020

 

Accrochage d’un vendredi 13 mars, jour de vernissage et veille de lockdown.
L’expo n’aura pas fait long feu…